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Ce sont les femmes qui mènent la mode responsable
2022-02-18

Ce sont les femmes qui mènent la mode responsable

France, 2017 : 37% des collections de la Fashion Week sont conçues par des créatrices*. L’industrie de la mode, bien que principalement marketée aux femmes, est dominée par les hommes de façon écrasante. Des créateurs du passé comme Saint Laurent et Lagerfeld,  aux icônes modernes comme le regretté Virgil Abloh ou Raf Simons, la vision masculine détermine la mode internationale. Un changement se fait sentir depuis quelques années, mais reste timide chez le luxe mainstream. Il y a quand même une partie de l’industrie où les voix féminines s’expriment haut et fort : la mode responsable.

Chez les maisons de luxe, Stella McCartney, dont la marque reste relativement récente, fait figure d’exception en étant sa directrice artistique depuis 2001.  En 2020, le grand groupe Richemont a nommé Gabriela Hearst, réputée pour son engagement écologique, à la tête de la maison Chloé, l’une des marques de luxe les plus appréciées de France. Cet événement marque un tournant majeur pour le luxe traditionnel, avec une nomination qui prend en compte les engagements d’une designer. Au niveau du luxe éco-responsable, les marques phares sont également menées par des femmes, avec Mara Hoffman qui a lancé sa maison éponyme en 2000 (et produit éco-responsable depuis sept ans), et Amy Powney, qui occupe la direction de Mother of Pearl depuis 2015. 

L’influence des femmes se fait aussi sentir chez des jeunes labels éthiques branchés, dont les esthétiques vintage ou excentriques s’éloignent d’une élégance traditionnelle, bousculant la réputation “basique” de la mode éco-responsable. En succès Made in France, on pense immédiatement à Marine Serre, ou à MaisonCléo et sa fondatrice Marie Dewet, qui innove par sa fabrication à la demande et ses pièces sexy portées par des stars internationales. Du côté de la marque italienne AVAVAV, la nomination de la designer Beate Karlsson, avec son style exubérant, a fait exploser sa popularité. Enfin, sur le continent américain, la créatrice engagée Collina Strada et son label éponyme n’en finissent pas d’attirer l’attention. Ces figures démontrent que les femmes ne sont pas seulement présentes dans la mode responsable, elles la modèlent et redéfinissent ses limites.

Pourquoi cette popularisation et diversification de la mode durable est-elle menée par des femmes ? Il est intéressant de noter que, de façon générale, les femmes se soucient plus de l’écologie que les hommes. Il y a donc plus de chances que lorsqu’une créatrice lance sa marque, elle ait des valeurs engagées en tête. Dans le cas des nominations à un poste déjà existant, plusieurs motifs sont possibles. Cela peut-être une tradition, comme pour Gabriela Hearst chez Chloé. Mais elle ne se contente pas de prendre un poste traditionnellement féminin de la marque, elle mène carrément sa transition écologique, une première. Pour les marques éthiques dès leur création, une conscience sociale a plus de chances d’exister que chez les marques mainstream, ce qui expliquerait en partie les nominations de femmes et non d’hommes pour bousculer un peu les statu quo.

La prochaine étape ? Voir des directrices prendre la place de directeurs des grandes maisons majoritairement masculines, et œuvrer à une transition écologique. Déjà sans transition écologique, les exemples sont rares. Parmi les exceptions, Maria Grazia Chiuri chez Dior, ou Clare Waight Keller chez Givenchy, qui est partie en 2020 et a été remplacée par un homme. La route à parcourir est encore longue, mais il y a fort à parier qu’avec la popularisation de la mode responsable, le changement ne fait que commencer.

*Source : Le Monde et Business of Fashion

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