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5 créatrices nous donnent leur définition de la slow fashion
2021-06-11

5 créatrices nous donnent leur définition de la slow fashion

Production consciente, circularité, matières à faible impact… De nombreux aspects sont à prendre en compte lorsque l’on parle de mode responsable ! Reset a donc échangé avec cinq créatrices, qui nous ont livré leur vision personnelle de ce qu’est la slow fashion.

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Nombreuses sont les créatrices qui insistent sur leur volonté de concevoir des vêtements à faible impact sur la planète et l’environnement. Pour Linda, fondatrice de la marque de prêt-à-porter KIND STUDIO, cela passe par une approche holistique : “Le concept de Slow Fashion est global, de la façon de consommer la mode, à la façon de la penser et de la produire. En tant que créatrice ou marque, c’est pour moi le fait de produire des quantités limitées, à un rythme raisonné – avec une attention particulière portée aux matériaux utilisés, en valorisant l’artisanat et le fait main notamment.

Sara, créatrice de bijoux pour sa marque tête d’orange, favorise l’upcycling pour préserver la matière première : “Selon moi, l’upcycling de bijoux s’inscrit dans la démarche de la slow fashion respectueuse de l’environnement : je crée à partir de ressources déjà disponibles (en donnant une seconde vie à des bijoux que je chine) au lieu d’utiliser des matériaux neufs. Certes la démarche est plus lente (“slow”) mais cela consiste à faire avec ce qu’on a déjà, produire et créer différemment au lieu d’encourager la surproduction non nécessaire de matières premières.

Cette conscience d’une surproduction et d’une surconsommation causée par la mode se retrouve aussi dans la philosophie de Marta et de sa marque Non Manon : “Fabriquer de nouveaux vêtements n’est pas une pratique durable (il y en a déjà tellement), il est donc important qu’en tant que designers, nous nous demandions si ce que nous fabriquons est quelque chose dont le monde a besoin. »

La mode durable se construit également en questionnant le système actuel, comme l’affirme Clémence  : « Pour moi, la slow fashion c’est par définition tout ce qui est en opposition à la fast fashion. C’est être conscient que produire trop, trop vite, à un impact néfaste sur l’environnement et la société, et souhaiter y renoncer. »
En créant sa marque de sous vêtements éthiques Muse Underwear, elle réfléchit à des modèles alternatifs : « Ça peut être par exemple de ne pas suivre les tendances et de créer à la place des pièces durables et intemporelles. Ça peut être à l’inverse, choisir de produire des collections basées sur les envies des gens, mais en édition limitée (tant que cela reste saisonnier et seulement quelques fois dans l’année). Enfin, ça peut être de produire en flux tendu, et uniquement à la précommande. »
Inscrire ses créations dans le temps pour une mode durable

Marta poursuit : “Pour moi, la mode responsable consiste à se concentrer sur l’avenir de chaque vêtement que nous vendons (ou achetons, du point de vue du consommateur). Il ne suffit pas d’utiliser des deadstock fabrics bio ou de produire de petites capsules – vous devez créer des pièces qui dureront très longtemps, qui resteront pertinentes et belles pendant des décennies, et vous devez également éduquer votre client.

En effet, la slow fashion ne serait pas qu’une question de rythme de production mais aussi de durée de vie du produit, comme abonde Sara : ”C’est aussi privilégier des matériaux nobles dans une logique de durabilité (contrairement à des bijoux de mauvaise qualité issus de la fast fashion qu’on remplace vite conduisant à la surconsommation). Il s’agit ainsi de privilégier la qualité à la quantité.

L’humain avant tout : 

« C’est une histoire de respect surtout, pour la planète comme pour l’humain derrière les vêtements », estime Linda.

« Une mode responsable correspond à une mode qui met les gens et la planète au-dessus du profit. »

Ngoni, fondatrice du label engagé WE ARE KIN, résume parfaitement cette priorisation et la responsabilité de chacun pour faire bouger les lignes : “Pour moi, une mode responsable correspond à une mode qui met les gens et la planète au-dessus du profit. C’est aisément faisable et c’est aux marques de faire mieux, mais aussi aux consommateurs de défier les marques qui ne sont pas à la hauteur.

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