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Fast Fashion sur Arte : 5 points du documentaire à retenir
2021-03-11

Fast Fashion sur Arte : 5 points du documentaire à retenir

Le dernier documentaire d’Arte sur la fast fashion fait grand bruit. De sa naissance à ce qu’elle représente aujourd’hui, « Les dessous de la mode à bas prix » fait un tour d’horizon de la fast fashion. Voici donc 5 points à retenir du documentaire, entre intention démocratique de départ et conséquences néfastes du phénomène.

La genèse de la fast fashion

À l’origine de la fast fashion, il y a Zara. Tout est parti d’une envie de revanche contre le milieu du luxe afin de démocratiser l’accès à la mode. L’objectif, ne plus distinguer une personne aisée d’une personne qui l’est moins. Les intentions de base sont donc louables. Le fondateur de la marque s’est inspiré de ce qui marchait sur les podiums en commençant par les robes. Amancio Ortega Gaona a ensuite mis en place des idées marketing. S’installer au coeur des grandes villes, créer sans cesse, et mettre en place des prix dérisoires pour éviter les retours. C’est ainsi que le sentiment de besoin est né chez le consommateur, et avec lui, la fast fashion.

Une réussite commerciale

Selon les chiffres du documentaire, 56 millions de tonnes de vêtements sont vendus chaque année dans le monde. Aujourd’hui l’industrie du textile ne représenterait pas moins de 3 000 milliards de dollars. Un phénomène largement entraîné par la chute des coûts de productions et de nombreuses techniques marketing. Car les pulsions acheteuses sont bel et bien provoquées par les marques. Avec des prix faibles, elles donnent l’impression à ses clients que ceux-ci font des économies en achetant et cela les pousse à consommer plus. Également, les réseaux sociaux jouent eux aussi un rôle important. Les influenceuses peuvent s’y sentir observées voire même jugées si elles sont vues avec les mêmes tenues. En cédant à cette pression, cela accroît aussi le besoin d’acheter de leurs abonnés.

Le problème des contrefaçons

Pour arriver à créer sans cesse de nouveaux modèles, les marques de fast fashion surfent sur la vague de la contrefaçon en envoyant leurs dessinateurs en « voyages inspirationnels » ; un quota de points de différences minimums avec le modèle de base doit être respecté, 7 en tout. Le modèle de base d’une autre marque dont ils se seront donc très inspirés. Mais les affaires juridiques pour « copie » sont peu nombreuses car trop longues à aboutir. Cependant, la marque Rains, dont l’imperméable avait été recopié à l’identique a assigné Inditex en justice. Pour ce modèle, le jeu des 7 différences n’avait exceptionnellement pas été respecté.

Des conséquences humaines et environnementales

Pour produire en grande quantité et rapidement, il faut aussi beaucoup de main d’oeuvre, mais celle-ci n’est pas toujours amenée à travailler dans des conditions légales. En Angleterre par exemple, les couturier.e.s sont parfois payés 3 livres de l’heure, en dessous donc des 7 livres imposés par la loi du pays. Un salaire pouvant même être payé en liquide. D’ailleurs, les livreurs de la chaîne de production non plus ne travaillent pas dans des conditions optimales : Poussés à se mettre sous le statut d’auto-entrepreneur, ils ne touchent aucune aide en cas d’accident ou de renvoi. Un modèle qui favorise les marques de fast fashion et leur fameuse « livraison gratuite » qui ont un impact terriblement néfaste sur l’environnement. Ces livraisons représentent en effet 10 % des gaz à effet de serre de tous les transports. Autre point inquiétant d’un point de vue sanitaire et écologique, les usines de viscose accablées par les demandes. Entre pollution des eaux et émanations de CS2, la fabrication de cette matière est hautement néfaste pour la santé.

Un constat de fin mitigé sur la slow fashion

Au lieu de terminer sur une note positive, le documentaire se conclut sur un point de vue pessimiste de la slow fashion. Son impact positif et celui des marques éthiques y est très minimisé. Le film affirme qu’elles ne pourront jamais faire le poids face à la fast fashion. Or, si les enseignes de fast fashion étaient obligées ne serait-ce qu’à bannir des matières comme la viscose ou les matières mélangées, de nombreux travailleurs verraient leur santé sauvée et une fois jetés, leurs vêtements pourraient soit être recyclés, soit s’intégrer à la mode circulaire. Ce qui n’est pas possible pour l’instant car les matières plastiques mettent des milliers d’années à se biodégrader et ne sont pas assez qualitatives pour que le vêtement finisse en friperie. À contrario, les marques éthiques, proposent déjà des matières naturelles ou recyclées de bonne qualité en freinant le rythme des collections. La nouvelle génération crée de plus un vrai sursaut écoresponsable et cherche activement des solutions pour un avenir plus propre et respectueux de l’humain. The Alleah et toutes les marques que nous accompagnons en sont la preuve.

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