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La botte en plastique est-elle écologique ?

La botte en plastique est-elle écologique ?

Depuis quelques saisons, impossible de passer à côté de cette tendance qui semble tout éclabousser sur son passage: les bottes de pluie. Sorte de fusion entre la mode des « ugly shoes » et le retour des années 2000 et ses chaussures compensées. Des crocs aux combats boots, le caoutchouc se retrouve aux pieds de tous. 

Crédits: @louloudesaisons

Le problème de cette mode de la gomme, c’est que, d’une marque à l’autre, les matières employées et leurs origines sont très variables. De Bottega Veneta à Zara, de la haute couture à la fast-fashion, avec l’engouement croissant pour les rubber shoes, toutes les plus grandes marques se sont mises à produire leur propre version. Or, pour obtenir une pièce à un prix abordable, les premières économies sont faites sur la qualité des matériaux sources. Et leur impact sur l’environnement, n’est pas si anodin. Exit les productions naturelles et durables, on opte pour des plastiques obtenus à partir de pétrole et autres substances néfastes pour la santé comme pour la planète.

Entre un caoutchouc synthétique à la composition douteuse et un caoutchouc naturel extrait de plantes, le choix semble déjà tout fait. Malheureusement, le marché de la gomme n’est pas si simple, car des facteurs supplémentaires entrent en compte.

  

Crédits: WWF

La culture de l’hévéa d’où provient le caoutchouc naturel est épuisable et est aujourd’hui particulièrement controversée. Avec une demande grandissante les ressources naturelles atteignent rapidement leurs limites, engendrant une déforestation massive en Asie du Sud comparable à la culture intensive du palmier à huile. Outre son utilisation dans la création de nos fameuses chaussures, on retrouve ce caoutchouc naturel dans de nombreux autres produits du quotidien : matériel médical, jouets, outillages, mais surtout pneus (près d’un milliard de pièces produites par an).

Naturellement les hévéas ne sont pas en mesure de produire assez de matière pour répondre à cette demande mondiale. Cette surproduction est, comme dans toute culture de masse, hyper polluante et nocive tant pour les sols et les eaux, que pour les humains qui y travaillent. Pour palier à cette demande, des alternatives synthétiques sont régulièrement employées dans la composition finale. Malheureusement, ces alliages modifient la qualité biodégradable du caoutchouc, rendant son recyclage bien plus complexe. De ce fait, la planète se retrouve avec une quantité astronomique de déchets de gomme enfouis ou incinérés.  

Crédits: Ganni

Il est aujourd’hui essentiel de privilégier une culture encadrée et durable de caoutchouc. La WWF travaille à ce que l’utilisation d’une matière naturelle recyclable devienne la norme au sein des grandes industries. En attendant, certains labels permettent de vérifier la responsabilité des sources, comme le Forest Stewardship Concil ou la certification des plantations par RainForest Alliance. 

Certaines marques apportent des premières solutions quant à la responsabilité de leurs matières. À l’image de Ganni, qui dans un communiqué récent, a fait part de son engagement envers une production de caoutchouc certifiée, entièrement recyclée ou durable. En France, la marque Aigle s’est associée à des producteurs de caoutchouc certifiés FSC, éligibles à l’alliance RainForest. Afin de rendre ses collections encore plus responsables, la marque s’est engagée dans l’optimisation de ses déchets, à travers la revalorisation et le recyclage de ces derniers.

Crédits: Matilda Djerf

C’est cet engagement de la part des industries, qui permettra d’initier un véritable changement à grande échelle. Pour ce faire, à nous, consommateurs, de privilégier ces marques qui s’impliquent en matière de développement durable. 

Alors si votre coeur fond pour cette mode du caoutchouc, tournez vous vers des matières de qualité, labellisées qui vous dureront des années !

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