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L’importance des pop-up stores pour la mode durable
2022-05-16

L’importance des pop-up stores pour la mode durable

Des boutiques éphémères apparaissent un peu partout tout au long de l’année. Dans le quartier du Marais, à Paris, le Dada Market de Charline Richard ouvrait pour la première fois. Cet événement est capital pour les marques exposées.

Ce week-end, Dada Market organisait son premier pop-up store au 116 rue de Turenne, à Paris. Les visiteurs ont pu découvrir une cinquantaine de marques de textile, décoration, cosmétiques et bijoux, toutes durables. C’est le mantra de l’organisatrice, Charline Richard : “La sélection s’est faite selon deux critères. Il faut une adéquation avec les valeurs de Dada Market : « responsabilité, durabilité, local et naturalité ». Il faut aussi que ça me plaise, que j’ai moi-même envie d’acheter chez ces marques. » Le pop-up store est la réunion de plusieurs entreprises ayant un point commun. Cela permet de leur donner une certaine visibilité, cruciale, en particulier pour les marques durables et engagées.

 

“C’est une opportunité pour moi”

Dans l’espace d’exposition, tous les participants s’activent avant l’ouverture. Les stands sont presque prêts, et l’appréhension se mêle à la joie. Ce week-end peut être très prolifique pour les marques présentes, d’autant plus qu’elles sont jeunes. Une majorité d’entre elles a à peine un an. Grâce aux e-shops, les créateurs.rices proposent leurs produits sur internet. Mais cet outil a des limites : il est impossible d’essayer ou d’appréhender les objets vendus. C’est là que le pop-up store entre en jeu. 

Astika aime travailler avec ses mains. Avant, c’était le textile, maintenant, le métal. Ainsi, elle propose une collection de bijoux upcyclés. “Je les nettoie, les dés-assemble et les ré-assemble pour créer de nouvelles pièces. Je prends des choses anciennes qui ont de l’histoire pour leur donner une seconde vie.” Sa marque n’a que quelques mois, alors les ventes s’effectuent via un e-shop. Le Dada Market de ce week-end est sa première expérience dans une boutique éphémère. La jeune femme est un peu stressée, mais heureuse d’être là. “C’est l’occasion de présenter toute notre collection et d’échanger avec les gens qui viennent.

Askiita est une jeune marque de bijoux upcyclés. Sa créatrice, Askita, participe pour la première fois à un pop-up store.

 

En plus de servir de vitrine, le pop-up store donne aux entrepreneurs l’occasion d’avoir un feedback direct sur leurs produits. Ils peuvent ensuite ajuster leurs services. Héloïse Dung est la fondatrice de la marque éco-féministe Hello World, qui réintroduit les poches dans les vêtements féminins. L’entreprise n’existe que depuis six mois, mais c’est déjà la sixième fois que sa fondatrice la représente en boutique éphémère. Héloïse explique : « Ce qui est bien avec les pop up, c’est que tu mutualises les coûts, et ça t’évite d’avoir une boutique physique.” Elle ajoute : “Même si tu ne fais pas beaucoup de ventes, c’est ultra intéressant d’un point de vue « parcours conso », et « relations aux produits ». Tu vois les gens interagir avec tes produits, te donner des retours… ». Hello World est une marque éthique qui propose des pièces faites à base de tissus écologiques récupérés dans des manufactures, et basées sur le même patron. Seul le tissu (et donc la texture) change.

Hello World propose des vêtements éco-féministes, en donnant aux poches un rôle défiant leur histoire.

 

Les pop-up stores créent une synergie

Le pop-up store permet aussi, par définition, les rencontres. Parfois, celles-ci conduisent à des collaborations, pour le plus grand plaisir de la clientèle. L’ancienne styliste Hélène Rommelaere en est une adepte : « L’intérêt des pop up stores, c’est les rencontres. Sur mon premier pop up, j’ai trouvé quelqu’un qui, depuis, m’aide sur la stratégie commerciale, sur l’image. On fait des rencontres incroyables. » Après deux collaborations, l’une avec Dawei en 2021, l’autre avec une céramiste plus récemment, la fondatrice de la marque de bijoux LAH est toujours intéressée par la collaboration. « Aujourd’hui, la sélection est incroyable, tout comme l’endroit. Visuellement, tout est homogène, et ce ne sont que des marques engagées ! ».

Hélène Rommelaere s’est reconvertie dans la bijouterie, et compte déjà deux collaborations à son compteur.

 

Nesibe, la créatrice de la marque de bijoux Sibé collective, plussoie : “C’est super pour rencontrer d’autres créateurs. C’est très inspirant. Tout le monde est passionné, ça crée une synergie !”. Sur sa table d’exposition, on peut trouver ses boucles d’oreilles fleurs, ses papi et mamie « The Lovers », et une collaboration collier-vase avec Morgane Pasqualini, une céramiste du Sud de la France. “C’est un bijou unique. J’avais la même idée pour les boucles d’oreilles fleurs, mais comme elles ont eu du succès, j’en ai fait une collection.” Sa créativité est impulsive, pas de périodicité définie ; Nesibe crée lorsqu’elle en a envie. Aujourd’hui, la jeune femme souhaite faire de sa boucle d’oreille fleur, inspirée de Matisse, un objet. La céramique la tente, mais elle n’est pas fermée quant à l’utilisation d’autres matières.

Ce collier-vase est né d’une collaboration entre Sibé Collective et la céramiste Morgane Pasqualini.

 

La lutte est déjà importante pour les professionnels qui se lancent dans un business et qui veulent le faire vivre. Alors quand il s’agit, en plus, de produire d’une manière vertueuse, un événement comme un pop-up store peut devenir un auxiliaire incontournable. De son côté, Charline Richard prévoit déjà une seconde édition de son Dada Market les 3 et 4 décembre prochain, pour devenir “le nouveau tremplin des marques éco-responsables”.

 

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