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L’influence peut-elle être responsable ?
2021-07-17

L’influence peut-elle être responsable ?

De plus en plus de comptes influents, notamment sur Instagram, clament être éthiques. Par exemple, de nombreu.x.ses modeu.x.ses affirment promouvoir la mode durable en valorisant des produits vintage ou des marques éco-responsables. Mais est-il possible d’être éthique tout en incitant les gens à consommer des produits ? Reset se penche sur cette question épineuse.

Mais d’abord qu’est ce qui définit le fait d’être influenceur.euse en 2021 ? Certains considèrent le fait qu’il suffit d’avoir un certain nombre de followers (plus d’un millier) et donc la capacité littérale d’influencer un certain nombre de personnes avec son contenu. D’autres considèrent une approche plus marketing : une personne exerçant le métier d’influenceur est quelqu’un possédant une communauté fournie et active sur les réseaux sociaux, et qui saura en tirer un profit, économique ou notoire, en collaborant avec des entreprises. Lors de la rédaction de cet article, nous avons insisté principalement sur cette deuxième définition, en se basant sur des exemples de comptes spécialisés dans la mode éthique !

La problématique de la consommation : un défi pour l’influence éthique

En effet, ces comptes affirment défendre une mode différente : slow fashion, vintage, seconde main, upcycling, le vocabulaire est varié et les valeurs se revendiquent souvent à coup de hashtags tels que #nofastfashion ou #slowfashiononly. Dans le débat du “Pour ou contre l’influence éthique ?”, l’un des arguments principaux est que, même green, les influenceur.euses incitent à la consommation et jouent le jeu de l’influence traditionnelle en postant de nombreux outfits et produits. Or, le principal problème de l’industrie de la mode est sa surproduction et les achats de masse qui en résultent. Si cet argument est donc tout à fait valable et important à considérer, il se prend plutôt au cas par cas !

Il y a plusieurs façons d’être rémunéré.e grâce aux réseaux sociaux (cependant, il n’est pas obligatoire de gagner de l’argent pour être considéré.e comme infleuenceur.euse). On peut être payé.e pour poster une photo ou une vidéo incluant une marque, proposer à ses abonnés des réductions via des codes sur les sites des marques, ou carrément utiliser un affiliate link : un lien vers un produit partagé à sa communauté. A chaque achat effectué via ce lien, la marque reverse un pourcentage des bénéfices à l’infleuenceur.euse. Cette dernière option, pour le coup, incite directement à la consommation. Il y eu débat chez Reset, et il nous semble qu’il y a une différence entre partager des marques responsables, ce qui peut aider les gens à trouver des alternatives durables et à boycotter la fast fashion, et à directement encourager l’achat d’un produit spécifique. Dans la logique d’une mode plus éthique, ça ne correspond pas à modifier le fonctionnement de l’industrie. A voir après si un compte a régulièrement recours aux affiliate links, et si la personne qui le tient informe sa communauté sur les enjeux de la mode durable et les risques de la sur-consommation.

Une question de transparence

On peut prendre l’exemple de l’excellente @the_greenimalist, qui alterne entre partage de marques éthiques dans des photos d’outfits et des posts éducatifs sur la mode durable. Dans un post de février 2021, elle explique cependant ne pas souhaiter gagner de l’argent grâce à son compte, tout en reconnaissant que tenir un compte Instagram peut prendre autant d’heures qu’un job à plein temps, et qu’il est donc aussi légitime de vouloir se faire rémunérer pour son travail si de nombreuses personnes en profitent ! Encore une fois, il n’y a pas qu’une seule manière de bien faire, d’autant plus que les posts rémunérés doivent maintenant être présentés comme tels : avec les hashtags #ad ou #sponso, les créateurs et créatrices de contenus peuvent évoquer leurs partenariats rémunérés en toute franchise avec leurs abonnés. Finalement, l’essentiel est de voir si un compte est honnête avec sa communauté tout en promouvant des pratiques durables.

Aider à démocratiser la mode durable, une mission essentielle

Même si le sujet de l’influence est controversé, de nombreux comptes aident la mode responsable à gagner en notoriété et en légitimité, et les réseaux sociaux sont une arme à ne pas négliger dans ce combat ! Sur ce point, l’influence peut donner un véritable coup de main pour faire avancer les choses. On pense notamment à @mangoandsalt qui partage de multiples plans éthiques, à @maison_cee qui prouve à quel point la seconde main et le vintage sont stylés, ou encore à @rubipigeon qui est une véritable avocate pour la mode circulaire. L’engagement de ces créatrices de contenus permet de démocratiser le sujet de la slow fashion tout en le rendant attrayant.

Ainsi, même si il est difficile de le faire de façon parfaite (comme tout ce qui à trait à l’engagement d’ailleurs !), il est possible de trouver des profils d’influenceurs et influenceuses engagé.es et utiles pour la mode durable. A vous de voir quelle personne correspond à vos valeurs et à ce que vous aimeriez voir de la part d’un compte très suivi. On vous met ici une liste d’influenceuses responsables aux profils très variés pour trouver chaussure à votre pied !

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